PHOTO PROVISOIRE.
C'était un peu différent, un peu chaotique. Je n'aime pas les changements radicaux bien que je prône aveuglément cette attitude pour ce qui concerne le comportement des gens. Mais là, c'était peut être un peu trop. Le monde va si mal ? Depuis quand il pleut sans arrêt dans l'ouest et depuis quand l'est ressent la sécheresse. J'aurais voulu que cette brise fraiche me ramène à la réalité. J'avais peur, désespérément peur, et je me raccrochais involontairement à l'accoudoir de la portière, faisant jouer mes doigts de long en large sur la ceinture de sécurité. Plus question de chanter naïvement et laisser couler mon insouciance follement. Il a plu un torrent d'émotion jusqu'à me mouiller l'os. Et j'avais peur de me retrouver chez un étranger. Mon chez moi différent. Je ne veux pas. Je suis bizarrement contre 2009, à ronger mon frein, à trainer les mains mollement le long de mon corps. Je suis contre cette nouvelle année, bien décidée sans raison à ne pas vouloir changer. (Je ne comprends même pas pourquoi, sans doute ai-je des raisons bien gardé en mon fort intérieur, et mon esprit a veillé à verrouiller la porte à ma conscience.)
C'est peut être maintenant ou jamais le retour à la normale. Alors je me force de me convaincre que ce temps gris noir s'est dissipé sous le soleil radieux de mon ouest chaud. Et demain je vais me mettre à prier qu'il pleuve un coup. C'est drôle comme j'aime me contredire, comme j'aime ma folie paradoxale. C'est peut être un peu absurde, mais je m'en contre fiche totalement.
Je suis en manque. Mes jambes sont secoués de petits spasmes, et je ronge encore mes ongles (désolée Nico). Me réveiller à 3h du matin et lire les messages de ces amants lointains, j'adore. C'est un petit délice délicat quelque soit le contenu du message, comme un fin glaçage sucrée sur une tarte aux fraises. Mon envie de cuisiner (surtout de faire des gâteaux, des sablés, des cookies, des tartes au chocolat...) n'étant pas retombé, demain je vais braquer les magasins et les dépouiller de pates à tartes, de chocolat à fondre, d'½ufs frais, de farine, de beurre. Mettre au régime mon porte monnaie et ma carte bancaire. Rude. (mdr).
Je suis contente de ce nouvel engin qui vient agrandir la famille des machines informatiques dans ma chambre. Mon cadeau de noël est arrivé, un cadeau un peu « expansive » pour quelqu'un de ruiné, j'ai trouvé ; enfin bon moi je n'ai demandé que la simplicité, c'est lui qui a voulu compliqué les choses et me prendre le haut de gamme hi Tech dernière génération ; mais j'avoue que je suis toute contente. Je pétille comme les bulles d'un soda trop gazeux. Et m'esclaffe de toutes les possibilités que m'offre ce nouveau joujou qui ne m'inspire que création création création. Je me lève, l'allume, le regarde, l'admire. Et pourtant pour certains il ne s'agit que d'une imprimante photo - scanner. Pour moi, c'est une pièce maitresse aussi importante que mon appareil photo ou aussi indispensable que ma tablette graphique. J'ai passé une demi journée à trier mes crayonnés, l'autre moitié à scanné une petite sélection, et ensuite peaufiner le tout sur Photoshop. Plonger dans les souvenirs. Comme je suis, en plus de bordélique, ultra conservatrice, j'ai retrouvé des pages à la volées des cours de philo où sont griffonnés des dessins, des petits mots doux qui m'ont empêché de m'endormir pendant les cours. Les larmes aux yeux je regarde ces feuilles à moitié déchiré écrasé comme des trésors d'un ancien vestige. C'est marrant les souvenirs. Et notre carnet « journal intime » qui nous servait de moyen de « communication dessiné » à Sara et moi dans une grosse boite en carton sous un paquet de document sans valeur. Les dessins (les miens) sont horribles, mais tellement expressifs. Putain de connerie à la con. « Brice poireaux ! » J'ai du me tordre le ventre en rigolant.
23h12
Film à l'eau de rose. De temps en temps il faut. Quand on a un c½ur solitaire comme le mien qui se balade d'amoureux en inconnu l'espace d'un instant, il est bon de se ressourcer la tête avec un film bien romantique à mort, dont on devine toujours la fin. La nana va choisir le bon mec au final, pas celui qui frime le plus et qui surfait, mais l'artiste qui sait la faire tournoyer comme les filles rêvent de se faire sortir le c½ur du corps. Evidemment c'est le plus beau aussi. La fin se termine par un mariage, forcement.
Et ils eurent beaucoup d'enfants, bla bla bla.
Minuit. Déjà. J'ai l'impression que le temps se fout de ma gueule ce soir, il en a marre d'être toujours aussi long, ou alors, la nuit a un rencart avec le soleil, et le temps voudrait se rendre complice. Du coup il fait tourner les aiguilles des horloges super vite. Enfin je m'en fou. Il fait ce qu'il veut le temps, j'ai aucun contrôle sur lui de toute façon, et puis même, pour une fois, je n'ai rien de prévu, rien à attendre, rien à craindre. C'est aussi délicieux de se dire quand on se réveil à une certaine heure (avancée de la matinée): bon alors, je fais quoi, aujourd'hui ? Parce que les plans ca finit toujours par foirer à la fin, et j'en ai marre des plans foireux !
1h
La lumière du lampadaire s'est faite avalé par le feuillage d'un arbre. Elle tente vainement de s'échapper, c'est mignon tout plein. C'est comme un feu d'artifice constant.
Il me manque. Il s'en est allé, loin. On s'était un peu perdu de vue, déjà, mais il a en plus rajouté de la distance. Je sais très bien que ce n'est pas de sa faute, qu'il devait le faire, être plus proche de ses activités, après tout lui aussi il fait comme il peut, avec les moyens qu'il dispose (très peu je dois dire mdrr). Je suis méchante quand je suis un peu fatiguée. Mais il me manque bordel. J'ai envie qu'il revienne squatté chez moi comme il a toujours bien su le faire, en général en esquivant les parents. Au début c'était un peu effrayant, il entrait chez moi sans prévenir. Paf en sortant de la douche je tombais sur lui pénard allongé dans mon lit à lire ses mangas. Mais c'était quand même mignon. Raaaaaaaah, tu me manques ! (Miaou). Puis on prenait la voiture et on allait se baladait au volcan, à l'anse des cascades, on trainait sous un kiosk, on écrivait des chansons...
J'ai envie qu'on me surprenne. Eblouissez-moi, s'il vous plait, quelqu'un, quelque chose...
Work in progress.
(J'ai un bleu virant au violet sur le poignet. Pourtant je ne suis pas si geek que ça !)En ce moment je travail sur plusieurs petits projets. Déjà, je dois superviser le travail d'une classe de CP à propos d'une fresque. Mais de loin ! Ca fait quand même chaud au c½ur de bosser avec des petits gamins tout mignon qui disent « je t'aime » et qui se sauvent en rigolant de honte d'avoir avoué leurs amours innocents. Les entendre de très loin dans la rue qui t'appelle c'est tout aussi adorable. Ensuite il y a ce fameux évènement qui aura lieu en juillet / Aout prochain. Bon c'est encore un peu loin mais un évènement ca se prépare avec soin. Au programme expo photo, court métrage et tout un tas d'autres petites surprises à découvrir le moment voulu. Mais c'est top secret pour l'instant. J'en dévoile pas plus, parce que si c'est annulé, j'aurais frimé pour rien. (mdr) Et puis tout bientôt aussi il y aura les exams du premier semestre, le workshop photo à terminer (la phase de recherche devant normalement être finie...) Il faut donc que je me trouve urgemment un groupe de musicien pour leur présenter mon projet (que c'est stressant !!!). Pas de pression, j'ai un violoniste apprenti et slameur en vue. Reste à voir s'il est toujours dispo...